Jeudi 22 novembre 18 h Agropolis Museum

Publié le par Nunkui Biodiversité

 

Projection du film :

Amapá : une expérience de développement durable en Amazonie
Pierre-Yves Dougnac, 2005, 50 mn - Petit état du Brésil (Amazonie), l'Amapá a vécu de 1994 à 2002, une expérience unique de développement durable. Hommes politiques, enseignants, policiers, commerçants … témoignent de l'espoir suscité par cette nouvelle approche.

Débat :

Deux exemples de développement durable : l’Etat de l’Amapá et l'Etat de l'Acre (Amazonie brésilienne) avec Alain et Françoise Ruellan
L’Amapá est l’un des vingt-sept Etats qui constituent la République Fédérale du Brésil. Il se situe à l’extrême Nord du Brésil, juste sous l’Equateur, sur la rive Nord de l’Amazone, en frontière de la Guyane Française.

De 1994 à 2002 (2 mandats) l'Amapá a eu pour gouverneur João Alberto Capiberibe, dit Capi qui a mis en place un programme de développement durable, le PDSA. Ce programme, dans la droite ligne de la Conférence de Rio de Janeiro de 1992 souhaite concilier environnement et développement. En Amazonie, comme ailleurs, les sociétés humaines doivent pouvoir s’installer et prospérer, en s’appuyant, d’une part sur les ressources du milieu, dont il faut savoir et pouvoir utiliser les richesses sans les détruire, d’autre part sur les acquis techniques, économiques, culturels et sociaux du monde moderne, qu’il faut rendre accessibles.

Le PDSA est un grand programme de développement humain : il répond à des choix socio-politiques clairs, en fonction desquels sont faits et mis en place les choix économiques. Ce grand programme est au service des populations concernées; mais il est aussi au service du Brésil et de l’ensemble du monde, car il est une contribution concrète à l’équilibre écologique de la planète.
Ce programme a été interrompu, parce qu'on ne peut pas faire plus de 2 mandats et le successeur de Capi n'a pas suivi sa politique.
L'Acre se situe tout à l'Ouest de l'Amazonie, à la frontière de la Bolivie et du Pérou. Cet état a été âprement disputé entre la Bolivie et le Brésil et a même connu une période d'autonomie.

Fin du 19ème et début du 20ème siècle, l'Acre fut le plus gros producteur de latex d'hévéa du monde. Exploiter la forêt sans la détruire fut alors déjà la préoccupation majeure des "seringueiros", les récolteurs de latex. Cependant, à partir de 1964, le développement de l'élevage bovin, voulu par le gouvernement fédéral brésilien à l'époque de la dictature militaire, entraîna la destruction partielle de la forêt, y compris des hévéas. La résistance des seringueiros s'est alors organisée : elle entraîna l'assassinat de Chico Mendes*, fin 1988.
De 1998 à 2006, l'Acre a eu pour gouverneur Jorge Viana qui a mis en place un programme de développement durable, au joli nom de florestania, largement inspiré du PDSA de l'Amapá. Le successeur de Jorge Viana poursuit sa politique et le maire de la capitale est sur la même ligne. Les uns et les autres s'appuient sur une population qui a une longue tradition de mobilisation.

Acre et Amapá, géographiquement éloignés, sont étroitement liés : aujourd'hui, c'est l'Acre qui réunit les conditions du développement durable ; l'Amapá est en récession. En attendant des temps meilleurs pour l'Amapá, l'Acre utilise les compétences de ceux qui ont réalisé le PDSA de l'Amapá.

 

 

Jeudi 22 novembre à 18 heures à Agropolis-Museum

Publié dans Actualités

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