Nunkui, créatrice des plantes

Publié le par Nunkui Biodiversité

Anciennement, les indiens jivaros (shuars) se nourrissaient essentiellement d'une plante présente près des bords des cours d'eau : l'unkuch. Cette plante, petit à petit se fit de plus en plus rare, et les shuars commencèrent à mourir de faim. Une femme, Nuse, décida de partir dans la forêt chercher de quoi nourrir ces enfants. La déesse Nunkui promit alors à Nuse de venir en aide à ces enfants et à son peuple en lui donnant l’unkuch, le manioc et toutes les plantes utiles aux shuars.

 

Depuis ce temps, les femmes shuars remercient Nunkui lors de leurs travaux de cueillette et d'entretien des jardins. Le jardin shuar est le lieu intermédiaire entre forêt et habitation, l’espace d’une nature « domestique », fragile et réversible où sont cultivés les espèces utiles à l’homme. De part sa composition complexe, il tente de recréer en partie la richesse de la forêt climacique dont il est issu. Dans la mythologie shuar, Nunkui est d’ailleurs intimement associée à l’esprit de la forêt : Shakaïm, rappelant combien ces deux espaces sont liés. 

 

 

Le mythe de Nunkui c’est pour nous la représentation d’une autre valorisation de la forêt tropicale et de sa biodiversité qui en fait sa principale richesse. C’est celle d’une alternative à la « mise sous cloche » ou l’exploitation productiviste des ressources génétiques. Une alternative de valorisation qui fait des communautés locales, les principales gardiennes et bénéficiaires de la biodiversité de leur milieu. Cette valorisation concerne aussi leurs savoirs et savoir-faire locaux.

Publié dans Le mythe de Nunkui

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